Jeudi 20 décembre 2007

12 décembre 2007, sur FR3, dans son émission "Ce soir ou Jamais", Philippe Tadei a réuni Ben, Venet, Raynaud, Villéglé, Combas, Di Rosa qu'il présente comme les stars de l'art contemporain en France. Seul Robert Combas fait mine de se défendre en contestant quelque peu cette présentation tapageuse et outrecuidante de leurs personnalités. La première question de Tadei, quelque peu grotesque, ne gène pas ces grands artistes ! Ils s'embarrassent bien peu des collections du Louvre quand on imagine qu'on pourrait les vendre. Ce patrimoine prestigieux ne justifie t-il pas pourtant, à lui seul,  aujourd'hui, leurs pathétiques postures de grands artistes  ?


La question ne les consterne pas : s' il fallait vendre les collections du Louvre pour loger les sans-abris, que diriez-vous ? interroge l'animateur.


Les réponses de Venet, Villéglé et Ben sont amusées : "et pourquoi pas, ça ne changerait rien puisque, de toute manière, ce qui serait vendu ce jour, serait racheté. le lendemain..". Le marché dont on parlera en priorité dans cette émission comme l'épicentre de l'art,  est au coeur des préoccupations de ces artistes. "Pas d'histoire sans marché" affirmera l'un d'eux, " c'est le marché qui fait l'histoire" ajoutera un autre. Le propos tourne en rond, le dialogue entre artistes s'enferme dans la seule préoccupation de ces artistes pour leur art.  Seul Combas qui pourtant s'inquiètera à plusieurs reprises des trop petits prix de ses oeuvres, marque son inquiétude pour les sans-logis dont le sort justifiait la question provocante de l'animateur. Le ton d'emblée est donné à cette navrante et pathétique soirée entre artistes ...

 

"Pouvez-vous nommer un seul artiste français encore en vie qui ait une importance mondiale ?", interroge à la une le magazine américain "Le Times".


Cette question médiatique justifie le thème de l'émission et donne une toute petite occasion de parler d'art à la télévision française, certes à une heure bien tardive, 23h25, après que le grand public ait quitté le petit écran. On se retrouve entre spécialistes de la spécialité, une fois de plus, à pouvoir gloser dans le vide, ce que ne manque d'ailleurs pas de faire Ben , passé maître en matière de diffusion d'âneries et de propagande Duchampienne dévoyée, qui réitère son numéro d'amuseur public, d'inventeur de farces et attrapes artistiques. Duchamp est bien mort, vive Mickey, gloire à Disney Land ! Sarkozy et sa chanteuse préférée ont dû apprécier cette nouvelle manière infantilisante d'aborder la question de l'art en faisant "son intéressant" ! C'est vraiment la rupture. Ben lui même s'enorgueillit de vouloir rompre avec l'art. Les plus jeunes apprécieront ses propos qui leur annoncent qu'en matière d'art, après lui c'est le déluge : trop d'égo tue l'égal et en plus c'est Ben qui vous le dit !


La crise de l'art en France n'est pas le rejet de l'art. Dans cette émission où l'on entend habituellement des intellectuels parler des problèmes des autres, hier on a beaucoup écouté des artistes parler d'eux mêmes.


La vérité c'est que les prétendus avant-garde ont mal vieilli et les arts plastiques apparaissent dans ces conditions comme une matière libidineuse qui s'épanche comme la morve dans un mouchoir : quelque chose qui sort de l'être mais qui n'est de lui que le rejet.

Dimanche 25 février 2007

La lettre envoyée aux candidat(e)s par la FRAAP

La lettre de la FRAAP (format PDF)

 

La situation des artistes plasticiens en France et la place réservé à culture dans les programmes des candidats à la présidence de la république en 2007 : de grands vides ! ...

lire la suite (article: 2007 quoi de nouveau ? - format PDF)


Mardi 13 février 2007

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